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20 mars 2017

Pissarro à Eragny, la nature retrouvée, au musée du Luxembourg

 

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Abondance de biens ne nuit pas.

Deux expositions majeures présentent Camille Pissarro à Paris en même temps. La première au musée Marmottan, la seconde au musée du Luxembourg. Et loin de se cannibaliser, elles se complètent. J’irai même jusqu’à estimer que la seconde est plus émouvante que la première, sans doute parce qu’on est déjà familiarisé avec la «touche » si particulière du peintre à la nombreuse famille – huit enfants – et qui devait beaucoup travailler pour la nourrir.

 

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Eragny est la maison où il termine ses jours de 1884 à 1903. Il a réussi à l'acquérir grâce à un prêt de son ami Claude Monet.

Il ne se lasse pas de peindre les paysages de ce Vexin français, à toutes les heures, en toutes saisons : fermes, prairies, moissons, vergers, panoramas à profusion. A Eragny, ses enfants l’imitent bientôt, en particulier Lucien et Georges.

En 1894, Lucien s’est installé à Londres où il fonde Eragny Press avec son épouse Esther.

La maison va éditer les textes illustrés d’auteurs dont plusieurs français : François Villon, Charles Perrault, Gustave Flaubert. Camille Pissarro suit de près l’élaboration des dessins de Lucien et l’encourage, corrige ses esquisses.

Pissarro, ardent partisan de la cause anarchiste, se lie d’amitié avec Elisée Reclus et Octave Mirbeau. En 1890, il réalise un album de 28 illustrations à la plume intitulé « Turpitudes sociales ». De plus en plus, le peintre s’attache à dépeindre les difficultés de la classe ouvrière et de la vie rurale.

 

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 L’exposition est extraordinairement riche en gravures, aquarelles et études sur les paysans et leur labeur. En 1886, il conçoit un livre illustré sur le travail agricole : « Travaux des champs », un ouvrage qu’il ne réussit cependant pas à terminer mais dont la plupart des esquisses seront utilisées par Lucien pour illustrer « La Charrue d’érable » d’Emile Mossely en 1912.

En regardant toutes ces toiles, toutes empreintes de la même lumière et du même enthousiasme, on prend conscience de la constance de Camille Pissarro, année après année, paysage après paysage, de son style d’une beauté sans pareille qui contraste avec ce que l’on sait de ses idées libertaires.

 

 

 

Si vous hésitez entre les deux expositions, commencez par celle-ci, vous n’aurez peut-être pas besoin d’aller voir l’autre …

 

 

 

 

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Pissarro à Eragny, la nature retrouvée, au musée du Luxembourg, jusqu’au 9 juillet – ouvert tous les jours à partir de 10h 30, 12€

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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