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10 mai 2018

Hunter, thriller de Roy Braverman

 

Braverman

Comme dans les bons films d’action, il ne faut surtout pas rater la scène d’ouverture : là, c’est un festival.

Imaginez un bled perdu au fin fond des Appalaches, en plein hiver. Il neige à gros flocons sur le parking d’un improbable restaurant décoré de trophées de chasse : ours, orignal, loup ….

Freeman est un ex-flic qui traque un évadé. Freeman, comme Morgan, un vieux noir de Brooklyn tout couturé, un homme libre enfermé dans le chagrin d’avoir perdu sa fille Lou depuis 14 ans, enlevée et vraisemblablement tuée par celui qu’il traque, ce Hunter évadé du couloir de la mort, qui refuse de révéler où il a caché le corps, celui de Lou et d’autres femmes aussi, dont il a tué les jeunes maris … Mais tout va partir en vrille par la faute d’un chasse-neige gigantesque privé de son cornac …

Nouveau pseudo pour une nouvelle ambiance avec Patrick Manoukian, qui entame avec ce thriller sanglant une nouvelle trilogie encore plus noire que la saga des Yeruldelgger. Mais une nouvelle fois dans la neige, la nuit … Une brochette de personnages attachants, même les plus sombres.

 Il y a Hunter, bien entendu, car on sait que cette aventure aura une suite. Le héros est celui qui le pourchasse, Freeman, obstiné, la peau dure, la résistance et l’intelligence, malgré l’hostilité du shérif Hackmann (Gene ?) flanqué de son frère mentalement atteint, et puis les agents spéciaux du FBI qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux de la série « Esprits criminels ». Et puis les femmes : ce sont elles les plus intelligentes et les plus généreuses. Denise, la patronne du restaurant de Pilgrim’s Rest qui me fait penser irrésistiblement à Frances McDormand dans Fargo, Thelma la jeune junkie super maline, l’agent spécial Delestreros (dans le rôle, je vois Paget Brewster) qui prend finalement les choses en mains après que l’assaut final des fugitifs aura tourné au cauchemar.

C’est cru, violent, une énigme embrouillée à souhait, dans cette Amérique originelle, profondément raciste avec ses nuques raides écrasant de leur mépris  les sangs mêlés, la violence des armes de toutes natures aux mains de chasseurs aguerris : fusils, armes de poing, couteaux de chasse, carreaux d’arbalète … et un système judiciaire aussi cruel que défaillant.

Un conseil : après avoir tourné la dernière page, relisez la scène d’ouverture … Il n’est pas possible d’en capter tous les détails après un seul regard !

 

Hunter, thriller de Roy Braverman (Patrick Manoukian) édité chez Hugo Thriller, 352 p., 19,90€

Posté par mpbernet à 07:43 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Merci pour cette idée de lecture
    Bonne journée

    Posté par Jauneyris, 11 mai 2018 à 12:12

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